BILAN ACTIVITE 2006

PUBLIC RECU
Nombre d’entretiens effectués :
Permanence Téléphonique : 614
Permanence Accueil :641
Entretien par Email : 243

Soit au total : 1 498
Soit 650 femmes

Site Internet :
Visiteurs différents : 11 467
Visites :17 564

 

Structures à l’origine des orientations :
Les personnes reçues sont adressées à la SAVIF/PEA par plusieurs partenaires dont les principaux sont :
- Les mairies (plaquettes d’information distribuées dans chaque mairie et mises à disposition du public),
- Les centres médico-Sociaux (Assistantes sociales de secteur),
- Les services de police ou de gendarmerie,
- Les médecins généralistes ou les médecins des services médico-légaux,
- Le CIDF et le DRDF,
- Nos partenaires des centres d’Hébergements (APIAF, Olympe de GOUGES, Le TOURIL, La Maison des Allées),
- Les CCAS,

QUELQUES ELEMENTS DE MESURE :
La population accueillie en 2005 à la SAVIF/PEA est composée d’une majorité de femmes (99,8%) soit 650 femmes et de 3 hommes.

Au niveau des tranches d’âge :
Sur le plan global, prédominent les femmes de plus de 35 ans.
De 20 à 30 ans : 13 %
De 31 à 40 ans : 49 %
De 41 à 50 ans : 35 %
De + de 50 ans : 3 %

Profils dominants de la population prise en charge :
Une forte proportion des femmes prises en charge vit sous régime matrimonial (76 %) ou en concubinage (24 %).

La majorité d’entre elles ont des enfants (86 % des femmes).
- Femmes avec 1 enfant : 25%
- Femmes avec 2 enfants : 65 %
- 3 enfants et plus : 10 %

Pour la plupart ces femmes victimes de violences sont issues de classes sociales « moyennes » (63%), l’autre partie de la population peut se décomposer en personnes en grande précarité sociale, matérielle, psychologique (22 %), et d’autres part de personnes issues de milieux sociaux favorisés (15 %)- femmes de cadres, ou elles-mêmes cadres, femmes de médecins, ingénieurs, directeurs.etc.

Origines géographiques :
- Europe : 2 %
- Maghreb : 20 %
- France : 78 % (dont 43 % issues de l’immigration).

 

Communauté d’Agglomération du Grand Toulouse :
D’où viennent-elles ?
Parmi les 650 femmes qui ont été prises en charge par la SAVIF/PEA, il est possible de repérer les communes les plus concernées par les violences :

Toulouse : 49 %
Colomiers : 3 %
Cugnaux : 2 %
Tournefeuille : 6 %
Fonsorbes : 2 %
Saint jean : 3 %
Ramonville : 5 %
Saint Orens : 5 %
Muret :6 %
Portet :5 %
Blagnac :5 %

Autres agglomérations du département : 8 %
Hors département : 1 %

 

Démarches effectuées et solutions :
La SAVIF/PEA, au travers des entretiens et du suivi des femmes victimes, propose un ensemble de démarches à effectuer par celles-ci afin de les aider à se légitimer par rapport à la situation de violence vécue et à se protéger sur les plans physique et psychologique.

D’autre part, la dimension des enfants est également prise en compte dans un souci de prévention lorsque les enfants sont indirectement ou directement concernés par les conflits ou violences parentales.
Ces démarches concernent plusieurs axes de travail avec les personnes concernées, ces axes sont adaptés à chaque situation individuelle.

- Aide et soutien en vue d’un dépôt de plainte ou procès verbal ou
main courante : 69 % sur lesquels 90 % de plaintes effectivement enregistrées).
- Informations juridiques : 98 %
- Médecine légale : 55 %
- Thérapie : 3 %
- Demande de logement : 70 %
- Aide à l’insertion ou à la réinsertion professionnelle: 43 %

A partir de ces axes de travail, et à terme d’un suivi régulier (durée moyenne : 6 mois) des personnes victimes, des solutions ont pu être trouvées :

- Départ du domicile : 90 %
° Avec relogement autonome : 22 %
° Avec relogement en CHRS : 11 %
° Avec relogement en famille : 55 %
ou amis
° Avec relogement aidé :10 %
(HLM, Mairies, Centres sociaux, CAF)

Recherche d’emploi :
Sur 228 femmes aidées dans le domaine de l’insertion professionnelle, et avec le concours de nos partenaires (Associations d’insertion, ANPE etc..) 102 ont pu reprendre une activité professionnelle en 2006.
Pour l’autre partie de ces femmes concernées par l’insertion, du fait de leurs difficultés très lourdes et multiples des solutions d’attente sont recherchées : remobilisation, reconstruction de la personne, soins, accès au RMI, bilans professionnels etc.…

Les femmes victimes ont pu sortir du processus de la violence conjugale par la multiplicité de domaines de compétences qui ont été mobilisés par la SAVIF/PEA.

Cette mobilisation ne pourrait être obtenue sans une réactivité très forte de nos différents partenaires, et sans un maillage social très complet des diverses institutions et collectivités locales concernées par ces situations de violence